L’appareil photo est pour moi un outil d’écoute ; il me permet d’approcher les âmes, les corps, les lieux (et les objets) sans les interrompre pour en saisir les vibrations et les émotions.
Mon travail se situe à la frontière entre l’intime et le documentaire, entre l’expérience personnelle et l’observation sociétale.
Chaque projet naît d’une immersion ; dans un lieu, dans une situation, dans une atmosphère, et cherche à en restituer une densité émotionnelle.
Je m’intéresse également aux espaces habités : la maison, l’hôpital, la rue… autant de territoires traversés par les traces humaines, par la mémoire et par le temps.
Photographier, in fine, est presque devenu pour moi, un acte de soin : une façon d’habiter le monde, d’en préserver la douceur, d’en révéler la lumière, d’en saisir la vivacité ou simplement d’en capter la vitalité.